Les semaines qui précèdent ont été riches en rencontres et découvertes.

J’en livre trois ici.

Le 15 novembre dernier, j’ai eu l’immense privilège d’animer le colloque
Violences familiales et conjugales : Cheminement entre l’intérêt de l’enfant et le soutien à la parentalité organisé par l’association Le Prélude, à Ollioules. Cette résidence mère-enfants conduit un travail absolument remarquable de protection et d’accompagnement à l’autonomie par la réparation. Un travail conduit avec humanité et professionnalisme, un travail qui tente de décloisonner psychologie, médecine et pédopsychiatrie, éducation spécialisée et éducation. La liste des intervenants est trop longue. Je n’ai pas de photo. Citer tout le monde est impossible. Ne pas citer la directrice du lieu, Frédérique Saunal, serait une injure.

Prélude 20 ans Programme Colloque du 15.11.18

Le 21 novembre, j’ai pu assister, simple spectateur, à la présentation de l’étude réalisée par Philippe Langevin « pauvres à Marseille, un besoin urgent de fraternité ! » pour le compte du secrétariat social de Marseille. Que dire ? Que 26% des Marseillais vivent sous le seuil de pauvreté ? Que Marseille n’est pas une ville pauvre, mais une ville de pauvres. Et le dire ainsi met l’accent sur les incroyables inégalités de la capitale d’Aix Marseille Provence.
Les constats sont terribles. Les témoignages ont été riches, dignes. Mais qu’ils traduisent tout autant la force de l’initiative associative que la faiblesse de l’engagement politique au service de la lutte contre la pauvreté, au service d’une inclusion des plus démunis ; les pauvres (bénéficiaires de minima sociaux), les précaires (trop riches pour les minima sociaux, trop pauvres pour autre chose que survivre), les misérables (les Roms, les SDF, les gens du voyage sédentarisés, les jeunes migrants et errants).
Aix Marseille Provence se sont 200.000 personnes inscrites au chômage (et combien ne le sont pas…) et 100.000 depuis plus de douze mois.
Étude pauvreté Marseille

23 novembre. La Coque.
J’ai eu le plaisir d’animer la rencontre organisée par Pro Bono Lab autour du partage de compétences ; parce que toute compétence est un bien public.
Pendant que certains parlent de crise de l’engagement, d’autres le réinventent. Et c’est passionnant.

Après une ouverture assurée par la Député Anne-Laurence Petel, coprésidente de la commission « économie sociale et solidaire », l’intervention des représentants de la Fondation Nexity a rappelé combien le partage de compétence est utile autant au territoire qu’aux collaborateurs des entreprises, en quête de sens.

Malika Idri, AG2R La Mondiale, Erwan Lamour, CJD Marseille, Martine Bettencourt-Sherer, CRESS PACA sont venus évoquer leurs engagements, leurs actions en faveur du partage de compétences ; leurs combats et engagements en faveur de territoires plus solidaires, d’entreprises plus humaines.
La matinée a été l’occasion pour EDF PACA, représentée par Jean-Paul Romet, Réseau Entreprendre représenté par son Président régional, Claude Shooneere et France Active Provence Alpes Côte d’Azur, représentée par son Directeur, Jean-Charles Clerc, de signer le Manifeste Pro Bono en faveur du partage de compétences.


Au fond, Hervé Denize et Julie Montfrais, Fondation Nexity